dimanche 7 novembre 2010

ASM - Champion de France de rugby 2010

C’était écrit…

Le temps passe et je n’ai jamais eu le temps d’écrire un petit mot sur un événement qui a marqué mon année (et pas que la mienne d’ailleurs), la victoire de l’ASM, équipe de rugby de Clermont en finale du TOP 14!


Nous avons évidemment suivi cet évènement de près, revêtu nos habits de supporters et serré les fesses jusqu’au bout!




Pour l’occasion, je me permets de reprendre les lignes que l’oncle de Fabien nous a écrites après la victoire. Oui, lui il y était!

« Comme bon nombre de jaunards, je ne réalise toujours pas...pourtant j'y étais […] !
Durant toute la semaine j'étais serein, les matchs contre Paris et surtout Toulon me laissaient espérer que cette année dame « chance » se vêtirait de jaune et bleu ! Oh putain ce match à St-Etienne ! Énorme...comment pouvaient-ils lâcher après un tel match ? Retrouver les catalans en finale, quelle belle motivation !!! Alors oui, les gars ont tout fait pour éviter la pression, il y avait du Novès dans la gestion de la semaine précédent la montée à PARIS.

Pas favori !? Tant mieux ! Moins solide et régulier que Perpignan ? Tant mieux! Des éternels losers ? Oui, oui !!! Des joueurs au mental friable comme une biscotte ? Encore, oui ! On prend tout, ok ! Nous sommes des fifrelots, des enfants pourris, des éternels perdants, des recalés au grand coeur, les poulidors du rugby, oui ! Oui ! Et re-oui ! C'était probablement la meilleure des situations pour envoyer chier la meute des médisants, toute cette bande d'ignares qui se gossaient de nos pleurnicheries ! Les joueurs se disaient sereins ! Et ils l'étaient, sans fanfaronnades, ils n'étaient pas sûrs de rapporter le truc mais il paraissait évident qu'ils ne passeraient pas à travers, pas là, non pas là ! Certains joueurs sont trop prêts de la retraite, trop affûtés mentalement. Depuis l'arrivée de Vern, ils en ont bavé ensemble, ils en ont chié ! Trop de frustration allait forcément transcender ce groupe...une envie de marcher sur la gueule des sang et or mais aussi sur ce symbole de perdant que l'on voulait tant nous coller à la peau !

Et le peuple de jaunards est arrivé sur Paris, la pression est montée d'un coup ! Oui ! Il y avait toujours cette même trouille au ventre, celle qui te fait faire caca-mou 4 fois avant de partir à la guerre ! On le voulait mais on se refaisait encore le scénario catastrophe... et si on perd ? On s'en remettra hein !?

Et puis le match a commencé, comme d'habitude l'ASM a pris le match par le bon bout ! Comme d'hab’, certes, ah ! Mais il y avait une différence, celle qui te fait dire « Là, on y est », cette différence ? Ce petit rien d'agressivité qui change tout, ce geste de Thibaut dans un des premiers regroupements où Mas se trouve là où il ne doit pas être et alors là Privat lui fait comprendre d'un geste, un seul ! Là, il lui fait comprendre que ce soir il ne faudra pas faire un remake de la dernière finale, non, pas là ! Nous répondrons coup pour coup ! S'il faut servir des omelettes de phalanges, des coups de tronches et distribuer quels coups, on saura faire...Et puis surtout touchez pas au petit, hein ! Le morveux, le dernier arrivé, le gamin, celui qui a 21 ans boufferait un Tuilagui à lui tout seul ! Les 10 premières minutes ont été faites pour ça, pour dire au monde d'ovalie, c'est fait ! Désormais les morts de faim c'est nous ! Ceux qui ont la bave aux lèvres, c'est nous ! Ceux qui en ont marre de repartir en terre d'Auvergne avec le coeur gros, c'est nous! Ceux qui sont partis au bal avec le plus beau des costumes pour trouver leur princesse et qui reviennent bredouilles mais qui ne le supportent plus, c'est nous !

Le groupe n'a rien lâché, il a transmis sa confiance aux supporters qui n'attendaient que ça ! Brock a réglé ses comptes avec ses détracteurs, avec lui même, la fée d'ovalie était posée sur son épaule lui susurrant à l'oreille « Ce soir, c'est pour toi, tu ne crains rien, lâches toi petit ! Lâches toi... », le bûcheron a fait mal, pas de mauvais geste mais une activité intense, usante, culbutante... Tout un groupe au diapason et le lutin à la baguette conduisant le 40 tonnes avec son permis moto ! Naps oubliant souvent son poste pour se vautrer avec les gros ! Et Brock toujours là ! Un pied magique, lui le défenseur « portes de saloon » devint « muraille de chine »... Et puis dame chance est venue s'asseoir dans les travées jaunes et bleues, elle nous a dit « Ce soir, je suis avec vous, trop c'est trop, vous avez trop soufferts...allez les petits ! Agitez les drapeaux ! Je m'occupe du reste ». Et je l'ai vu, oui je l'ai vu...gonflant sa poitrine à s'en faire péter les côtes, ses poumons se sont gorgés de cet air chargé d'angoisse, d'envie et de volonté qui courrait dans les travées jaunes et bleues et puis lorsque PORICAL s'est trouvé en position de redonner moral à ses troupes elle a soufflé fort, précis, faisant barrage à ce ballon pour que sa course ne vienne pas mettre fin à nos folles espoirs...Il était dit que ce soir le paradis d'ovalie serait jaune et bleu...Ce ne fut pas un match d'exception, mais sur le plan de l'émotion, de la communion d'un peuple avec son équipe, ce fut notre match !!!

Que dire des cinq dernières minutes, 13 points d'avance, le temps qui passe, le peuple jaunards debout, fier de son équipe qui continue son œuvre pour étouffer les derniers soubresauts d'un adversaire qui ne veut pas rendre gorge...deux minutes trente...c'est fait plus rien ne peut arriver on le tient le bout de bois ! C'est irréel, magique, énorme, la liesse...enfin savoir ce que cela fait, voir Roro monter chercher le truc ! Voir cette bande de joueurs transformés en gamins sautant comme des cabris, Vern montagne de retenue pris soudainement de ce relâchement énorme lui faisant enfin venir ses larmes ! Nous sommes tous à notre bonheur, oublié les trois dernières finales, peut-être pas...mais rangées dans un coin, elles ne servent plus à rien ...De la compassion pour les catalans...même pas...désolé on connaît...débrouillez vous tous seuls on a déjà tant donné dans ce registre...

Enfin on le tient, on l'a ! C’est irréel ! Magique ! Que du sport !? Non, non...mieux que ça...beaucoup mieux que ça... ça ne se décrit pas ça se ressent...c'est bon...très bon... »

Merci Alain pour ces mots! J’en tremble encore…

vendredi 5 novembre 2010

MONTRÉAL COMPLÈTEMENT CIRQUE [3]

iD du Cirque Éloize

Le Cirque Éloize a fait l’ouverture officielle du Festival, sous chapiteau aux Quais du Vieux-Port de Montréal, avec sa plus récente création, iD.


Nous avons eu la chance de voir cette troupe originaire du Québec, le dimache 11 juillet après midi pour un spectacle éblouissant et moderne de 2h.

Avec ce spectacle, le Cirque Éloize combine les arts du cirque à celui des danses urbaines telles que le b-boying/b-girling, le break dance et le hip-hop. L’esthétique d’iD recrée une mégapole surréaliste avec, au centre, une place publique où l’on se réfugie, où l’on peut sortir de l’anonymat afin d’exprimer son indiviDualité et affirmer son iDentité.


Quinze artistes présentent alors une danse unique où se mélangent le break dance, le hip-hop et le techno, le mât chinois, les sangles aériennes, les contorsions, le trampoline, le tumbling, etc. Ces arts acrobatiques transforment l’espace vertical d’une grande ville en un espace horizontal. Une combinaison unique d’exquises habiletés, comme monter un escalier sur un vélo ou sauter d’un édifice à l’autre, et exécuter des sauts sur un trampoline à un angle de 90 degrés, nous a stupéfait. De plus, l’art acrobatique d’équilibre sur douze chaises empilées les unes sur les autres, imitant les batailles des jeunes urbains sous forme de danse, ainsi que la Roue Cyr, un art acrobatique utilisant un gros cerceau nous ont fait palpiter.



Tous ces artistes et numéros contribuent à créer l’univers ludique et résolument urbain d’iD, poursuivant ainsi la tradition du Cirque Éloize de présenter des artistes provenant des quatre coins du monde.

Comme La Presse a pu le dire : « Ils sont jeunes. Ils sont beaux, souriants, dansent à merveille. »

jeudi 4 novembre 2010

MONTRÉAL COMPLÈTEMENT CIRQUE [2]

TOTEM du Cirque du Soleil

Le Cirque du Soelil a présenté en première mondiale dans le Vieux-Port de Montréal, TOTEM, sa 28ème production du Cirque du Soleil. Nous avons eu la chance d’y assister le mercredi 7 juillet au soir sous un chapiteau comble.


TOTEM retrace le périple fascinant de l’espèce humaine, de son état primitif d’amphibien jusqu’à son désir ultime de voler. Ses personnages évoluent sur une piste en forme de tortue géante, symbole d’origine de plusieurs civilisations anciennes. De nombreux mythes fondateurs servent d’inspiration au spectacle et illustrent, dans un langage visuel et acrobatique, la marche évolutive des espèces.


Quelque part entre science et légende, TOTEM pose un regard sur les liens qui unissent l’Homme aux autres espèces, ses rêves et son potentiel infini, à travers des numéros de cirque classiques mais renouvelés.


TOTEM impressionne d’entrée de jeu par sa scénographie à la fine pointe de la technologie puisque la scène se trouve devant un marécage « virtuel », derrière lequel se cachent les musiciens. Au milieu, un écran en forme de rocher permet de projeter des images en trois dimensions qui nous transportent de l’eau, à la plage ou dans l’espace.

Le spectacle débute sur un très beau numéro de barres par des acrobates déguisés en lézards sur une immense carapace de tortue. Puis, nous voilà partis en Amérique sur le rythme d’un danseur de cerceaux amérindiens, avant d’être transportés sur une plage où des play boys acrobates effectuent des prouesses dans les airs avec une danseuse, sur une musique bollywoodienne.


D’autres prouesses physiques sont également au rendez-vous avec un renversant numéro où trois monocyclistes se lancent avec précision des bols sur la tête tout en gardant l’équilibre sur une roue. Ou encore, cet équilibriste qui porte un acrobate au bout d’une longue perche qu’il tient uniquement sur son front. Ou, toujours mieux, un couple de patineurs à roulettes qui effectuent d’incroyables figures acrobatiques sur un petit plateau circulaire. Ou, enfin, un numéro de trapèze fixe en duo coquin et sensuel, tel un vrai tango dans les airs.



La poésie opère devant le numéro envoutant de bâtons du diable exécuté sur un rythme de flamenco autour de musiciens gitans, devant l’orchestre de verre et le morceau de jonglerie illuminé créé dans un laboratoire scientifique. Bref, on est loin des figures de cirque traditionnelles!


Il faut aussi saluer les costumes (superbes) et la très organique et rythmée musique de Bob & Bill, qui, à l'image du spectacle, puise son inspiration dans les cultures des grandes civilisations de la planète (orientale, indienne, amérindienne, africaine…).


La magie du Cirque du Soleil opère plus que jamais! Tout simplement MA-GNI-FI-QUE!!!